
Péridot et olivine : la pierre verte des volcans et des météorites
Introduction : une pierre verte venue du manteau et de l'espace
Placez un péridot à contre-jour devant une fenêtre et il fait ce que la plupart des pierres vertes refusent de faire : il rayonne d'une lumière chaude, comme un rayon de soleil pris au cœur d'une pomme. Aucun bleu froid, aucune ombre. Cette lumière vert doré est la raison pour laquelle un minéral que presque tous les géologues jugeraient banal devient, dans de rares cas, une gemme digne d'être sertie dans l'or.
L'olivine est l'un des minéraux les plus répandus du manteau terrestre, et pourtant un hôte rare sur l'établi du joaillier. Pour qu'un cristal devienne péridot, il lui faut être assez gros, assez transparent et coloré d'un vert jaune franc. Cette coïncidence ne se produit pas souvent, et c'est pourquoi un beau péridot tient son rang parmi les gemmes de couleur tout en restant plus accessible que l'émeraude.
Cette même olivine se retrouve dans les météorites pallasites, où des grains verts sont enfermés dans une matrice de fer et de nickel. Un seul minéral relie la croûte terrestre, les volcans et les fragments tombés du ciel. Ce n'est pas de la science-fiction, c'est de la géologie. Et derrière cette géologie court une longue histoire bien documentée : le péridot était extrait dans l'Égypte ancienne, serti dans les autels des églises médiévales et prisé dans les salons de l'Europe du XIXe siècle.
Qu'est-ce que le péridot : définition, chimie et géologie
Péridot et olivine : un minéral, deux noms
Péridot et olivine sont le même minéral, nommé différemment selon qui en parle. L'olivine (Mg₂SiO₄) est un silicate de magnésium, l'un des principaux constituants du manteau. Lorsqu'un cristal d'olivine grandit, devient transparent et se pare d'un beau vert jaune, il gagne le nom de péridot et une place en bijouterie.
Un géologue dira « olivine ». Le commerce des gemmes dit « péridot ». Dans les catalogues d'antiquaire et les vieux romans, vous croiserez « chrysolithe », du grec « pierre dorée ».
L'olivine n'est pas une seule variété mais une famille de silicates partageant une même structure cristalline avec une proportion variable de magnésium et de fer. Le pôle de magnésium pur est la forstérite (Mg₂SiO₄), le pôle de fer pur la fayalite (Fe₂SiO₄). Le péridot de joaillerie se situe près du côté magnésien de cette série.
Couleur : vert jaune, comme une pomme verte
Le trait qui définit le péridot, c'est que sa couleur provient du fer intégré au réseau cristallin lui-même, et non d'impuretés comme chez la plupart des gemmes. De ce fait, le péridot a une couleur régulière et toujours dans le même registre : vert jaune avec un reflet doré et chaud. Chez l'émeraude, le vert vient du chrome et du vanadium, et son ton est froid, parfois bleuté. Le péridot n'a pas cette froideur, d'où les comparaisons avec la pomme verte et les premières feuilles de printemps.
La qualité de la couleur pèse lourd sur le prix. La pierre la plus chère est un vert jaune saturé et net, sans aucun brun, et elle se rencontre rarement. Un vert jaune vif est le standard d'un beau bijou. Un ton pâle et clair paraît plus délicat et coûte nettement moins. Un reflet brun ou olive trahit une forte teneur en fer et se valorise plus bas. L'origine compte aussi : le péridot birman est en général plus intense, l'égyptien et le chinois plus clairs.
Dureté et clivage : le point faible
Sur l'échelle de Mohs, le péridot se situe entre 6,5 et 7 (à titre de repère : le diamant est à 10, le talc à 1). Il raye le verre (5,5) et l'acier inoxydable sans peine, mais il reste vulnérable face aux pierres plus dures : le corindon (saphir et rubis, 9), la topaze (8) et le diamant (10).
La seconde faiblesse est le clivage : le cristal possède des plans le long desquels il se fend le plus facilement. Un choc sec sous le bon angle peut briser la pierre sans cause visible. D'où la leçon pratique : dans une bague, le péridot gagne à être protégé par sa monture, de préférence un serti clos. Sur un pendentif ou des boucles d'oreilles, il reçoit bien moins de chocs, et le clivage ne gêne presque pas.
Densité et optique
La densité du péridot est de 3,3 à 3,4 g/cm³, supérieure à celle du quartz (2,65) et proche de la topaze. Son indice de réfraction, de 1,65 à 1,69, lui donne un bel éclat une fois taillé. Le péridot est fortement biréfringent : à travers une grande pierre facettée, on voit parfois les facettes arrière apparaître « dédoublées », et c'est l'un des signes qui le distinguent du verre.
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L'histoire du péridot : des pharaons à nos jours
Égypte ancienne : la pierre de l'île de Zabargad
La principale source antique fut une île de la mer Rouge que les Arabes nommèrent ensuite Zabargad (aussi appelée île Saint-Jean). D'origine volcanique, l'île est littéralement saturée d'olivine, et l'extraction y dura des millénaires. Les Grecs appelaient la pierre chrysolithe, les Arabes al-zabarjad.
Les Égyptiens associaient la pierre verte du soleil au dieu Rê. On croyait qu'elle protégeait en voyage et dans l'au-delà, aussi déposait-on dans les sépultures des bijoux qui en étaient sertis. Une croyance courait selon laquelle la pierre « brillait dans le noir » : en réalité c'était le jeu de la lumière sur les facettes à la lueur des torches et des bougies, mais dans l'Antiquité cette impression tenait du prodige.
Au Ier siècle de notre ère, le naturaliste romain Pline l'Ancien décrivit la pierre dans son « Histoire naturelle » sous le nom de « topazos », la rattachant à une île de la mer Rouge. C'est de ces textes antiques que nous viennent les premiers témoignages détaillés sur la gemme.
Le Moyen Âge : la pierre des sanctuaires
Dans la tradition chrétienne, le péridot ornait les autels, les reliquaires et les vases liturgiques, et son vert était lié au renouveau et à la clarté spirituelle. Les joailliers médiévaux l'appréciaient comme une solution accessible et plus vive que l'émeraude : moins cher, plus chaud de ton et assez dur pour les bagues et les pendentifs. Il fut populaire surtout autour de la Méditerranée et en Europe centrale.
Le XIXe siècle : la mode en Europe
Au XIXe siècle, le péridot revient à la mode dans la haute société européenne. On le sertit dans des colliers, des boucles d'oreilles, des bagues et des broches, on l'associe aux perles et à l'émail. La pierre verte et chaude se lisait comme un « luxe vert » : plus spectaculaire que l'argent et moins chère que le brillant. À la fin du siècle, sur la vague de l'Art nouveau, le péridot connaît un nouveau sommet, puis, après la Première Guerre mondiale, sa mode décline avec toute l'esthétique « ancienne » des palais.
Les XXe et XXIe siècles : un regain d'intérêt
Dans les années 1960 et 1970, avec l'engouement pour le naturel et les cristaux, on remarque de nouveau le péridot. Aujourd'hui, l'intérêt tient pour plusieurs raisons à la fois. Une grande partie du beau matériau vient du Myanmar, et l'instabilité politique dans les zones d'extraction rend l'approvisionnement imprévisible et nourrit un sentiment de rareté. Dans le même temps, la demande de pierres naturelles augmente face aux pierres de laboratoire. Au final, voici une gemme qui, dans sa meilleure qualité, se rencontre plus rarement qu'un quartz ou une citrine ordinaires, tout en restant plus accessible que l'émeraude et le saphir.
Géologie et gisements
Comment se forme l'olivine
L'olivine naît en profondeur, à des températures supérieures à 1000 °C, dans un magma riche en magnésium et en fer. Les volcans la portent à la surface : le péridot de joaillerie se trouve dans les basaltes et dans des morceaux de roche du manteau remontés par la lave. Plus rarement, l'olivine vient de l'espace au sein des météorites pallasites.
Où on l'extrait
Le leader actuel pour la qualité est le Myanmar (Birmanie) : les gisements des montagnes de Shan donnent le péridot le plus vif et le plus saturé, parfois en gros cristaux. La région est politiquement instable, ce qui rend l'approvisionnement imprévisible.
La source historique, l'île de Zabargad en mer Rouge, est toujours en activité, mais elle donne une pierre de ton plus clair et en petites quantités après des millénaires d'extraction. La Chine fournit beaucoup de péridot de qualité moyenne pour la bijouterie de grande consommation. D'autres sources notables sont les États-Unis (Arizona, où le péridot est ramassé sur des terres de communautés amérindiennes, parfois d'excellente qualité), le Pakistan avec la vallée de Sapat (connue pour ses gros cristaux limpides), ainsi que le Brésil et l'Australie.
Taille : le gros péridot est rare
Le péridot de qualité gemme est rarement vraiment gros, et c'est l'un des facteurs clés de son prix. Les pierres jusqu'à 1 à 2 carats sont courantes, celles de 3 à 5 carats déjà nettement plus rares, et les pierres limpides et saturées au-dessus de 10 carats relèvent de la rareté de collection. Un gros péridot de belle qualité coûte de façon disproportionnée plus cher qu'un petit, précisément à cause de ce manque de matière brute de grande taille.
Météorites : l'olivine venue de l'espace
Dans les météorites ferro-pierreuses pallasites, des cristaux d'olivine sont enchâssés dans une matrice de fer et de nickel, tels des vitraux verts dans un cadre de métal. Coupé et poli, l'effet est saisissant, et les pallasites comptent parmi les plus belles météorites qui soient.
Utiliser cette olivine en bijouterie est presque impossible : elle est prise dans le métal et reste d'ordinaire trouble, fissurée par l'impact avec la Terre. On taille parfois de petites pierres à partir de pallasites, mais c'est un marché étroit de collectionneurs. Si l'on vous propose en ligne, à bas prix, une « bague au péridot de météorite », c'est presque à coup sûr une tromperie.
L'olivine a aussi été trouvée au-delà de la Terre : les relevés spectraux la détectent à la surface de Mars et au sein de nombreux astéroïdes. Cela confirme une fois de plus que l'olivine est l'un des minéraux les plus répandus du système solaire.
Le péridot dans les traditions et le folklore
Soyons honnêtes d'emblée : tout ce qui suit relève des croyances de différentes cultures, et non de la médecine ou de la physique. Les cristaux ne soignent pas et ne remplacent pas un médecin. Mais les traditions autour de la pierre font partie de son histoire, et il est intéressant de les connaître.
En lithothérapie, le péridot est associé à l'énergie du soleil et de la lumière dorée. Par sa couleur, on le rattache à deux chakras à la fois : le jaune du plexus solaire (la volonté et le pouvoir personnel) et le vert du cœur. De là vient l'idée que la pierre aiderait à unir la volonté au sentiment.
Historiquement, on appelait le péridot pierre d'abondance et de prospérité, en raison de son mélange d'or et de vert : l'or comme symbole de richesse, le vert comme symbole de croissance. En feng shui, on le place dans le secteur sud-est de la pièce, celui qui régit la prospérité. Au même groupe « solaire » appartient l'héliodore, le béryl doré, lui aussi lié à la chaleur et à l'énergie créatrice.
Dans la tradition, le péridot passe pour une pierre des nouveaux départs : on conseille de l'offrir au lancement d'un projet, lors d'un déménagement, d'un nouvel emploi ou après une période difficile. Au même thème de croissance se rattache la hiddénite, le spodumène vert, ce qui explique qu'on choisisse souvent ces pierres pour des occasions semblables. Ici, la psychologie compte plus que la magie : un beau bijou relève l'humeur et la confiance à lui seul, et c'est un effet bien réel.
Comment choisir un bon péridot
Couleur
La couleur est le critère principal. Plus le vert jaune est net et saturé, sans brun ni gris, plus la catégorie et le prix sont élevés. Un ton clair coûte moins et paraît plus délicat. Un reflet brun (beaucoup de fer) ou une teinte grisâtre font baisser la valeur. Par origine, la règle est simple : le péridot birman est en général plus vif, l'égyptien et le chinois plus clairs.
Taille et transparence
Dans la plupart des bijoux figurent des pierres de 0,5 à 2 carats, un segment de budget modéré. Les pierres de 3 à 5 carats sont déjà rares, et les grosses pierres saturées coûtent nettement plus cher faute de matière brute. La transparence parfaite est peu fréquente, et les petites inclusions (bulles de gaz, cristaux d'autres minéraux) sont la norme. Ce qui doit alerter, c'est le trouble, les fissures visibles et une brume apparente : ils réduisent à la fois la beauté et le prix. Examinez la pierre à contre-jour devant une fenêtre ou sous une lumière neutre.
Taille (de la pierre)
Le péridot se taille dans les formes habituelles : ronde (taille brillant pour un maximum de feu), ovale et coussin (commodes pour les bagues, gardant bien la couleur), poire (pour les pendentifs), taille émeraude (un rectangle aux angles coupés, exigeant une pierre nette) et cabochon pour les pierres à inclusions. Une bonne taille souligne la couleur et l'éclat ; avec de mauvaises proportions et de mauvais angles, même une belle pierre paraît terne. Le tailleur tient aussi compte de la direction du clivage pour réduire le risque d'éclat.
Traitement et certificat
Le péridot n'est en général pas traité : sa couleur est naturelle, et le chauffage et l'irradiation ne s'appliquent presque pas. C'est un point en faveur de l'honnêteté de la pierre. Pour les pierres chères et de grande taille (à partir d'environ 3 carats), un certificat d'un laboratoire gemmologique reconnu a du sens : il confirme l'authenticité, le poids, la couleur, la pureté et l'absence de traitement.
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La logique du choix d'un bijou se ramène au clivage et à la dureté moyenne de la pierre. Plus une pièce reçoit de chocs, plus sa monture doit être fiable.
Bagues. L'option la plus spectaculaire, mais aussi la plus risquée pour le péridot. Une pierre solitaire au centre, un entourage de petites pierres, le classique « trois pierres » ou un style vintage Art déco : tout fonctionne si la monture protège la pierre. Choisissez un serti clos ou une assise protégée sur les bords, et évitez les griffes hautes et ouvertes sur une main active.
Boucles d'oreilles. Le format idéal : la pierre ne reçoit presque pas de chocs, se porte sans souci au quotidien et joue joliment sa couleur près du visage. Les puces, les pendants sur chaîne, les versions avec émail, tout convient.
Pendentif. Là encore un choix sûr. La pierre dans une monture protégée sur une chaîne d'argent ou d'or, sur un cordon de cuir dans un style décontracté ou aux côtés d'autres pierres claires. Le vert jaune va aussi bien à l'or jaune qu'à l'argent.
Bracelet et broche. Un bracelet est joli, mais reçoit beaucoup de chocs, d'où l'importance d'une fixation solide et d'une monture sûre. Une broche est un choix rare, presque d'antiquaire, et elle ne subit presque aucune contrainte.
L'entretien du péridot
Le péridot est sensible aux acides, aux bases et aux écarts brusques de température. Le nettoyer est simple : de l'eau tiède (non chaude) avec une goutte de savon doux, une brosse ou un chiffon doux, un rinçage et un séchage au linge de coton.
Ce qu'il ne faut pas faire : le nettoyage par ultrasons et à la vapeur, l'ébullition, l'eau de Javel, les acides et les bases. Un écart brusque de température est dangereux à cause du clivage, la pierre peut se fendre le long d'un plan.
Rangez le péridot à l'écart des pierres plus dures (diamant, saphir, topaze), sans quoi elles le rayeront : une pochette souple ou un compartiment séparé de l'écrin. Retirez le bijou pour le sport, les travaux manuels et le ménage avec des produits chimiques. Tous les quelques années, il vaut la peine de montrer la pièce à un joaillier : vérifier la fixation et raviver le placage de la monture.
Le péridot face aux autres pierres
Péridot et émeraude
Toutes deux sont vertes, mais ce sont des minéraux différents au caractère différent.
| Péridot | Émeraude | |
|---|---|---|
| Couleur | Vert jaune, chaud | Vert froid, parfois bleuté |
| Minéral | Olivine (silicate de magnésium) | Béryl |
| Dureté | 6,5-7 | 7,5-8 |
| Clivage | Présent, peut se fendre au choc | Présent, la pierre est fragile |
| Prix | Plus accessible | Nettement plus cher |
| Rareté | Rare en grandes tailles | Très rare en haute qualité |
Le choix est affaire de goût et de budget : le péridot est plus chaud et plus accessible, l'émeraude plus froide et plus prestigieuse. Pour comparer les deux verts, un guide à part traite de l'émeraude et de ses propriétés.
Péridot et chrysolithe
C'est un seul et même minéral. « Chrysolithe » (du grec « pierre dorée ») est un ancien nom du péridot, que l'on rencontre chez les antiquaires, dans les vieux catalogues et la littérature. Aucune différence de composition, seulement l'époque où le mot était employé.
Péridot et citrine
La citrine est la variété jaune du quartz. Elle est courante, moins chère et plus résistante aux chocs (dureté 7, clivage pratiquement absent). Le péridot est plus rare, plus cher et plus vert de ton. Tous deux sont chauds et solaires, et le choix tient au goût de chacun.
Mythe contre réalité
Mythe : le péridot brille la nuit. En réalité, c'est le jeu de la lumière sur les facettes sous un éclairage chaud, plus une faible luminescence chez une partie des pierres. Dans le noir, le péridot ne brille pas.
Mythe : le péridot guérit les maladies. Aucun effet médical. Un beau bijou peut améliorer l'humeur et la confiance, mais il ne remplace pas un médecin.
Mythe : moins cher veut dire moins bien. Le péridot est plus accessible que le diamant et l'émeraude non pas pour des raisons de qualité, mais à cause du marché et de la demande. Une belle pierre birmane est une gemme à part entière.
Mythe : tous les péridots ont la même couleur. Ils vont d'un vert jaune pâle à un vert herbe dense, parfois avec du brun. La nuance dépend de la teneur en fer et du gisement.
Mythe : on ne peut pas porter le péridot en bague. Si, mais dans une monture protégée et avec l'habitude de préserver la pierre des chocs.
Avec quoi porter le péridot
Le péridot vert jaune et chaud se conduit étonnamment bien : il ne se dispute ni avec les vêtements ni avec les autres pierres, et pourtant on le remarque toujours. La règle principale est simple : donnez à la pierre un fond net, et elle fait le reste toute seule.
Au quotidien, le péridot se révèle le mieux sur un haut uni. Blanc, beige, gris, bleu marine, anthracite, toute couleur calme fait office de toile sur laquelle l'étincelle vert doré se lit aussitôt. Une chemise légère en coton, premier bouton ouvert, et un pendentif fin sur chaîne longue, des puces de péridot sur un gros tricot, voilà l'élégance de tous les jours qui n'a pas besoin d'explication. Avec le denim et le lin naturel, la pierre est particulièrement à son avantage : une matière naturelle et une gemme naturelle résonnent dans le même registre.
Au bureau, le péridot se tient avec retenue et à-propos. De petites puces ou un pendentif sur chaîne courte sous l'encolure en V d'un chemisier ou d'une veste ajoutent un accent vivant à un tailleur sans capter l'attention. Le vert adoucit la sévérité du gris et du noir, et la note dorée apporte de la chaleur sans éclat de trop.
Le soir, la logique change : on peut laisser la pierre se déployer. Une encolure ouverte, un tissu lisse, soie ou satin, une robe d'un coloris sombre et profond, et des pendants d'oreilles en péridot se mettent à jouer au moindre mouvement. Pour une occasion particulière, composez une parure : pendentif et boucles d'oreilles dans un même métal, bague assortie. Ici, une grosse pierre en serti clos est à sa place, et tient l'ensemble.
Côté métal, tout est simple. L'or jaune renforce la composante dorée et rend l'allure chaude et riche, l'argent 925 donne un contraste frais et souligne le vert. Le péridot aime la superposition : chaînes fines de différentes longueurs, fines bagues empilées sur une main, association avec des pierres transparentes ou blanches (cristal de roche, pierre de lune, perle blanche) qui ne tirent pas la couleur à elles. Il va à presque tout le monde, mais surtout à qui les teintes chaudes mettent en valeur, et à qui apprécie dans un bijou le sens autant que le bel éclat.
Un conseil pratique : pour le jour, une pierre plus petite et un seul détail ; pour le soir, plus grand et une parure. Et n'oubliez pas la monture : sur une main active, choisissez un pendentif ou des boucles d'oreilles, et portez la bague au péridot dans une assise protégée.
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Le péridot en chiffres et en faits
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Formule chimique | Mg₂SiO₄ (silicate de magnésium) |
| Groupe | Olivine (série forstérite-fayalite) |
| Dureté | 6,5-7 sur Mohs |
| Densité | 3,3-3,4 g/cm³ |
| Indice de réfraction | 1,65-1,69 |
| Système cristallin | Orthorhombique |
| Couleur | Vert jaune |
| Origine principale | Volcanique, plus rarement météorites |
| Principal gisement actuel | Myanmar (Birmanie) |
| Gisement historique | Île de Zabargad (mer Rouge, Égypte) |
| Taille moyenne en bijouterie | 0,5-2 carats |
| Synonymes | Olivine, chrysolithe (historique) |
| Pierre du mois | Août |
| Signes associés | Lion, Balance (à titre indicatif) |
Questions fréquentes
Péridot et olivine, est-ce la même chose ? Oui. L'olivine est le minéral, le péridot sa variété gemme : grosse, transparente, joliment colorée. La même composition, des noms différents pour des contextes différents.
Le péridot est-il une pierre chère ? Il appartient au segment accessible des gemmes de couleur : moins cher que l'émeraude, le rubis et le saphir, mais plus cher que le quartz, l'améthyste et la citrine. Le prix grimpe vite avec la taille et la saturation de la couleur. Les pierres de 0,5 à 2 carats entrent dans un budget modéré pour la plupart des bijoux, tandis qu'une grosse pierre birmane saturée, c'est une autre histoire.
Peut-on porter le péridot tous les jours ? Les boucles d'oreilles et le pendentif sont idéaux pour un port quotidien : la pierre ne reçoit presque pas de chocs. La bague demande une monture protégée (serti clos) et l'habitude de la retirer pour les travaux physiques. Du fait de sa dureté de 6,5 à 7 et de son clivage, le péridot en monture ouverte sur une main active risque l'éclat.
Quel métal va le mieux au péridot ? Un métal chaud. L'or jaune renforce la composante dorée de la pierre, l'argent 925 donne un contraste net et frais et souligne le vert. L'or blanc est neutre et convient à un style minimaliste.
Comment nettoyer le péridot chez soi ? De l'eau tiède avec une goutte de savon doux, une brosse douce, un rinçage et un séchage au linge de coton. Pas d'ultrasons, de vapeur, d'eau bouillante, d'eau de Javel ni d'acides : un écart brusque de température peut fendre la pierre le long de son clivage.
Le péridot existe-t-il en version synthétique ? La synthèse industrielle n'est pas rentable, il n'y a donc pas de péridot synthétique de grande consommation. En revanche, on rencontre l'imitation par le verre et par des pierres vertes bon marché. Pour les distinguer, on s'appuie sur la densité (le naturel est plus lourd que le verre du même volume), l'éclat chaud, la biréfringence marquée et un contrôle par un gemmologue. Un prix très bas pour un gros « péridot » est une raison de se méfier.
Le péridot se décolore-t-il au soleil ? Non. La couleur vient du fer du réseau lui-même, et la pierre résiste à la lumière. Au soleil, elle ne pâlit pas.
Le péridot convient-il à un homme ? Oui. Le vert jaune est neutre et fait bel effet dans une chevalière, un pendentif sur cordon épais, des boutons de manchette ou une monture sombre d'argent oxydé. La pierre n'est pas réputée « féminine » : historiquement, elle était portée par des prêtres et des souverains.
Que offrir avec un péridot, pour le sens ? Par tradition, c'est une pierre d'abondance et de nouveaux départs, on l'offre donc au lancement d'un projet, lors d'un déménagement, d'un nouvel emploi ou après une période difficile. On peut y joindre un mot bref sur la signification de la pierre ou une gravure personnalisée sur la monture.
Conclusion
Le péridot est une rare rencontre entre la géologie et la beauté. Un minéral banal dans les entrailles de la Terre ne devient gemme que lorsqu'il grandit, devient limpide et se teinte de façon régulière par le fer en un vert jaune chaud. Derrière lui court une longue histoire documentée : une île de la mer Rouge, des sépultures égyptiennes, des autels médiévaux, les salons de l'Europe du XIXe siècle.
Il est plus accessible que l'émeraude, le rubis et le saphir, mais plus beau et plus intéressant qu'un quartz ordinaire. Il n'a pas besoin de traitement, et sa couleur est honnête, naturelle. Et sous une grande forme limpide, il est vraiment rare. Portez-le en croyant à l'énergie solaire ou non : un beau bijou dure longtemps, réjouit l'œil et relève l'humeur, et c'est un effet bien réel.
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À propos de Zevira
Zevira fabrique ses bijoux à la main à Albacete, en Espagne. Le péridot est la pierre de la lumière chaude, vert jaune, et nous choisissons le métal et le sertissage pour que sa couleur s'épanouisse tout en protégeant son clivage lors du port quotidien.
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- Des associations de pierre verte avec d'autres gemmes au sein d'un même bijou
- La possibilité de graver une date, un prénom ou un mot porteur de sens
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