Livraison gratuite en zone euro et aux USARetours sous 14 jours sans justificationPaiement securise par carteDesign inspire de l'Espagne
Thot : dieu égyptien de la sagesse, de l'écriture et de la lune, signification du symbole et bijoux

Thot : dieu égyptien de la sagesse, de l'écriture et de la lune, signification du symbole et bijoux

Le dieu à tête d'ibis offrit à l'Égypte l'écriture et le calcul, tenait le registre au jugement des âmes et réconciliait les dieux en querelle. On le tenait pour le gardien de la parole, de la mesure et du calendrier lunaire. Thot se tenait derrière chaque scribe et derrière chaque rouleau écrit, tandis que son oiseau parcourait les marais du Nil sous la lumière de la lune.

Qui est Thot : l'ibis et le babouin

Thot est l'ancien dieu égyptien de la sagesse, de l'écriture, du calcul et de la lune, patron des scribes, de la magie et du savoir. En égyptien son nom se prononçait Djéhouty, et le « Thot » qui nous est familier nous est venu par les Grecs. Dans le panthéon égyptien il occupait une place bien à lui : ni dieu du tonnerre ni guerrier, mais celui qui tient les registres, garde la mesure et connaît la force de la parole. C'est à Thot que l'on faisait remonter l'invention de l'écriture, la division du temps en mois et la capacité même de nommer les choses par leurs noms véritables. Les Égyptiens croyaient l'écriture un don divin et non une invention humaine, et ils tenaient Thot pour ce donateur.

Le dieu avait deux formes principales, toutes deux liées à l'astre nocturne. Le plus souvent on le représentait en homme à tête d'ibis au long bec, plus rarement tout entier en babouin. Pour l'Égyptien ces formes n'étaient pas des masques mais des corps distincts d'une même divinité, chacun porteur de son propre sens. Voyons ci-dessous comment se lisent ces images et pourquoi l'ibis en particulier devint le signe de la sagesse.

L'homme à tête d'ibis et la palette de scribe

La forme la plus reconnaissable de Thot est un homme élancé à tête d'ibis, l'oiseau sacré des marais au bec recourbé. Dans ses mains il tient souvent une palette de scribe et un calame ou un rouleau, et parfois une palme entaillée pour compter les années. Cet attirail parle de lui-même : devant nous, ni un guerrier ni un laboureur, mais un lettré, un comptable et un gardien de registres. Le long bec recourbé de l'ibis rappelait aux Égyptiens une plume trempée dans l'encre et la forme du croissant, si bien que l'oiseau se lia à la fois à l'écriture et à la lune. Un pendentif ou une gemme à figure d'ibis se lisaient dans l'Antiquité comme signe d'érudition et de patronage du savoir.

Le babouin comme seconde forme du dieu

La seconde forme de Thot est le babouin, le plus souvent assis sur son arrière-train, le museau levé. Les Égyptiens remarquèrent que les troupes de babouins poussent à l'aube de forts cris pour saluer le soleil, et y virent un salut aux dieux et une part prise à l'ordre du monde. Ainsi le babouin devint animal de sagesse et de vigilance, et par là animal de Thot. Sous la forme du babouin on représentait souvent le dieu près de la balance dans la scène du jugement des morts, où il veille à l'exactitude de la pesée. Les deux formes, ibis et babouin, cohabitaient sans heurt et soulignaient des facettes différentes d'une même divinité : la finesse de l'écriture et une attention aiguë.

Le cri matinal des babouins, les Égyptiens le liaient au lever du soleil lui-même et au dieu solaire Rê : on croyait que les singes levaient leurs pattes vers la lumière naissante et étaient les premiers au monde à saluer son apparition. Dans les scènes de temple on représentait souvent des files de babouins ainsi, pattes de devant levées vers le soleil, comme dans une prière commune. Par cette image Thot-babouin se trouvait lié aussi à la marche quotidienne des astres et à l'ordre qui se rétablit à chaque aube. Et le lien lunaire du dieu ne disparaissait pas pour autant : le singe assis était parfois couronné du même disque lunaire dans la coupe du croissant que la figure à tête d'ibis.

Le disque lunaire et le croissant sur la tête

Au-dessus de la tête de Thot on plaçait souvent un signe lunaire : un disque plein reposant dans la coupe d'un jeune croissant. Cela renvoyait directement à son rôle de divinité lunaire. Dans la vision égyptienne du monde la lune répondait du comptage du temps, car c'est par ses phases qu'on comptait les mois, et Thot, dieu de la mesure et de l'ordre, se lia naturellement à l'astre nocturne. Sa coiffe lunaire le distinguait des dieux solaires et soulignait que son élément n'était pas la chaleur de midi, mais la lumière tranquille sous laquelle on tient les registres et l'on observe la marche du temps. En bijou ce motif lunaire vit encore : un croissant au-dessus d'une figure ou seul se lit comme un renvoi à Thot.

Il vaut la peine d'expliquer pourquoi la lune s'est liée si fermement au dieu du calcul en particulier. Le mois lunaire, avec son changement de phases, fut pour les Égyptiens le premier moyen naturel de diviser et de mesurer le temps : de nouvelle lune à nouvelle lune s'écoulait un intervalle clairement délimité, facile à compter. Les prêtres réglaient sur la lune les fêtes du temple et les heures des offices, et avec elles toute la vie rituelle de l'année. Thot, gardien de la mesure, prit naturellement la tête de ce comptage, et le disque lunaire sur son front n'était pour les Égyptiens pas un ornement mais un insigne de charge : devant nous, celui qui balise le temps. En bijou ce détail porte le même double sens, renvoyant à la fois à l'astre nocturne et à l'idée d'un intervalle compté et ordonné.

Pourquoi l'ibis précisément devint le signe de la sagesse

Le choix de l'ibis pour le rôle de l'oiseau de la sagesse n'est pas fortuit et s'explique bien. L'ibis se nourrit en eau peu profonde, fouillant méthodiquement la vase de son bec recourbé, et ce mouvement lent et précis, les Égyptiens le lièrent à l'attention et à la patience du scribe. L'oiseau se tient près de l'eau, à la limite de la terre et de la crue, et les limites et les mesures sont justement le domaine de Thot. Enfin, la courbe du bec rappelait à la fois la plume du scribe et la faucille de la lune, réunissant en une seule image l'écriture, le calcul et l'astre nocturne. Les ibis étaient vénérés au point qu'on les élevait dans les temples et qu'après leur mort on les embaumait par millions, aménageant pour l'oiseau de véritables nécropoles souterraines. Ainsi l'oiseau vivant des marais devint le signe visible du dieu du savoir.

Quel signe de Thot est le vôtre ?
1 / 5
Qu'est-ce qui vous attire le plus dans l'image de Thot ?

Portez le symbole, ne faites pas que lire. Disponibles maintenant :

Livraison gratuiteRetour sous 14 jours sans justificationPaiement sécurisé

Histoire du culte de Thot

Le culte de Thot plonge dans la couche la plus profonde de l'histoire égyptienne et se prolonge sans interruption des millénaires durant, des premières dynasties à l'époque gréco-romaine. Au fil de ces siècles l'image du dieu s'enrichit de détails, se fondit avec des traditions locales et, au crépuscule de l'Antiquité, donna naissance à tout un courant de pensée qui survécut à l'Égypte elle-même. Passons en revue les grandes étapes de ce long chemin.

Hermopolis, la cité des huit dieux

Le principal foyer du culte de Thot était une cité de Moyenne-Égypte que les Égyptiens eux-mêmes nommaient Khemenou, « Huit », et que les Grecs rebaptisèrent ensuite Hermopolis. Le nom « Huit » se rattache à une légende locale de huit divinités primordiales, l'Ogdoade, qui personnifiaient le chaos originel d'avant la création du monde : l'abîme, les ténèbres, l'eau et l'invisible. On vénérait ici Thot comme seigneur de la cité et ordonnateur du cosmos sorti de cet état premier. Dans les temples d'Hermopolis on gardait des ibis et des babouins sacrés, et les nécropoles alentour conservent un nombre incalculable de momies de ces animaux. Les pèlerins venaient ici offrir au dieu un oiseau en intermédiaire et déposer une requête de clarté d'esprit, de chance dans un procès ou de main sûre pour l'écriture. Les prêtres de la cité étaient réputés pour leur érudition, observaient le ciel et gardaient les rouleaux, et c'est cette réputation de centre du savoir qui fixa sur Hermopolis l'image d'une demeure de sagesse. De là le renom de Thot se répandait dans toute l'Égypte, et c'est cette cité qui donna aux Grecs le motif d'identifier le dieu local à leur propre Hermès, rebaptisant Khemenou en Hermopolis.

Scribe des dieux et maître de la mesure

Dans la mythologie Thot exerçait la charge de scribe des dieux et tenait la chancellerie céleste. Il consignait les décisions du conseil des dieux, tenait le compte des années de règne, mesurait les délais et gardait les rouleaux des lois du monde. On le liait étroitement à la déesse Maât, incarnation de la vérité, de l'ordre et de la justice : on tenait Thot pour celui qui connaît et protège la mesure, et Maât pour ce qu'est cette mesure. Un tel rôle fit de Thot le patron de tous ceux qui avaient affaire à la parole et au nombre : scribes, comptables, médecins, prêtres et gardiens d'archives. Le fonctionnaire égyptien commençait sa journée par une brève révérence à Thot, car de sa faveur, croyait-on, dépendaient l'exactitude de la main et la clarté de l'esprit.

Aux côtés de Thot les Égyptiens vénéraient Séchat, déesse de l'écriture, du calcul et de la mesure, qu'on appelait sa parèdre. Séchat tenait la chronique des années royales, mesurait au cordeau les fondations des temples lors de leur pose et notait sur les feuilles de l'arbre sacré ished les délais accordés au pharaon. Si Thot répondait de la parole et du savoir en général, Séchat incarnait le registre exact et le mesurage : ensemble ils couvraient tout le domaine des lettres, de la chancellerie céleste au tracé d'un chantier. Une telle divinité en couple montre une fois de plus combien les Égyptiens plaçaient haut l'art de compter, de mesurer et de coucher par écrit ce qui a été fait.

Thot et Hermès Trismégiste

Quand l'Égypte entra dans le monde grec puis romain, les étrangers se mirent à chercher des correspondances aux dieux locaux parmi les leurs. Thot, avec sa charge de messager de la volonté des dieux, patron de l'écriture et guide des âmes, fut identifié à Hermès. De cette fusion naquit la figure d'Hermès Trismégiste, le « Trois fois très grand », sous laquelle on entendait précisément le dieu égyptien de la sagesse en habit grec. On lui prêtait d'anciens savoirs secrets sur les astres, les nombres, la nature et l'âme. L'épithète « trois fois très grand » soulignait son caractère exceptionnel : cette image se concevait comme la source de toute sagesse, plus ancienne que la philosophie grecque. Ainsi le nom d'un dieu égyptien devint l'enseigne de tout un corps de doctrines.

L'hermétisme et l'héritage du nom

Sous le nom d'Hermès Trismégiste, dans les premiers siècles de notre ère, se forma un corpus de textes philosophiques et mystiques, appelé plus tard hermétique. Il en sortit un courant connu sous le nom d'hermétisme, qui influença l'Antiquité tardive, l'alchimie médiévale et les penseurs de la Renaissance. La célèbre « Table d'émeraude », avec sa formule sur la correspondance du haut et du bas, se lia aussi à ce nom, bien qu'elle se soit formée longtemps après les pharaons. Ici il convient de garder un cadre honnête : les textes de l'hermétisme sont déjà une pensée gréco-romaine et médiévale, non des registres authentiques de l'Égypte prédynastique. Mais le fait même que la tradition européenne ait fait remonter des siècles durant la sagesse secrète précisément à l'égyptien Thot montre combien son image de dieu du savoir se révéla forte.

Thot aime l'argent et le froid lunaire, une ligne fine près des clavicules. Un ibis en or crie, mais ce dieu parle à voix basse.
Trouvez votre Thot
1 / 5
Quel motif de Thot vous est le plus proche ?

Comment porter Thot : avec quoi l'associer, métal et longueur de chaîne

Thot est un signe tranquille, et je lui compose une tenue à sa mesure : non pour l'esbroufe, mais pour l'œil attentif. L'argent et la ligne lunaire près des clavicules lui vont mieux que l'or bruyant. J'ai rassemblé ici ce que je conseille à mes clients selon l'occasion.

Avec quoi porter Thot au quotidien ? Pour une tenue de tous les jours je recommande un fin pendentif-ibis en silhouette ou un croissant d'environ deux centimètres sur une chaîne de longueur moyenne, par-dessus un tissu uni. Le gris, le graphite, le bleu marine tiennent net l'éclat froid de l'argent, et le fin dessin d'une plume se lit le mieux sur un fond lisse. Un imprimé bariolé se dispute avec la ligne du bec, aussi je le choisis en dernier. Un tel pendentif n'attire pas l'œil d'un passant quelconque, et c'est justement ce qu'on attend du signe de Thot.

Quel métal et quel motif réunir ? L'argent, je le conseille comme base : son éclat froid répond à la nature lunaire du dieu, et un croissant en argent sonne d'un seul tenant, le métal et le sujet parlant d'une même chose. L'argent oxydé, je le choisis quand je veux souligner le graphisme de la plume de l'ibis, car les creux noircis donnent au signe un caractère presque de dessin technique. L'or ou la dorure, je les recommande si l'on veut un contraste chaud au thème lunaire, mais je garde alors un seul métal sur toute la tenue et ne mêle pas l'argent à l'or.

Comment choisir la longueur de chaîne selon l'encolure ? J'ajuste la longueur à l'encolure. Sous un col ouvert je conseille une chaîne courte d'environ quarante-cinq centimètres : l'ibis ou le croissant tombe dans la zone des clavicules, où la ligne se lit le plus clairement. Sous un haut fermé je recommande de descendre le pendentif à cinquante ou cinquante-cinq centimètres, sur le haut de la poitrine. Le motif lunaire entre bien dans une tenue superposée, aussi je réserve les longueurs de soixante à soixante-dix centimètres à plusieurs pendentifs fins sur des chaînes de longueurs différentes.

Quelle taille de signe choisir ? J'ajuste la taille à la tâche. Un petit pendentif fin de 1,5 à 2 cm, je le recommande comme signe personnel et tranquille sous la chemise ou dans un cadre sobre ; il ne dépasse pas et n'est compris que de son porteur. Un moyen de 2,5 à 3 cm, je le conseille comme accent autonome sur un fond uni, où le dessin de la plume a la place de se déployer. Une grande figure de scribe ou de babouin, je la choisis plus rarement et seulement sous un haut simple, sinon la miniature se surcharge de détails.

Qu'est-ce qui convient en semaine et qu'est-ce qui convient pour sortir ? Pour la semaine et le cadre de travail je choisis un ibis plat en silhouette ou un croissant en argent mat ou oxydé, où le signe se lit comme un motif graphique net. Pour le soir, au contraire, je recommande l'argent poli ou une dorure chaude sur une longue chaîne, par-dessus un tissu sombre et lisse : l'éclat de la lune joue sur les matières lisses, et le motif lunaire rassemble la tenue du soir autour d'une seule ligne claire.

Essayez les bijoux Zevira en ligne
Essayez le bijou sur vous, directement dans votre navigateur.
Essayez les bijoux Zevira en ligne

Activez la caméra, choisissez des boucles, un pendentif ou une bague, et voyez le bijou sur vous en temps réel.

Changez de modèle d'un seul geste.

Tout se passe dans votre navigateur : aucune photo ni vidéo n'est envoyée.

Gardien de la parole et de la mesure

Si l'on réduit tous les rôles de Thot à un seul, on obtient l'image d'un gardien : de la parole, de la mesure, du temps et du registre. Les Égyptiens lui confiaient tout ce qui exige de la précision et ne souffre pas l'arbitraire. Passons en revue une à une ses principales fonctions, car c'est d'elles que naissent la symbolique du dieu et son écho dans les bijoux d'aujourd'hui.

L'invention de l'écriture et des hiéroglyphes

À Thot on attribuait le don même de l'écriture. Les Égyptiens appelaient les hiéroglyphes « les paroles du dieu », et le donateur de ces paroles, ils le tenaient précisément pour Thot. Dans leur idée, l'écriture ne s'inventa pas pas à pas, par tâtonnements, mais fut reçue toute faite d'une divinité comme moyen de fixer la parole, de conserver le savoir et de le transmettre aux descendants. De là une attitude particulière, presque sacrée, envers l'écriture et ceux qui la maîtrisaient. Le scribe en Égypte était une figure respectée, et son métier passait pour participer du don divin. Le jeune homme qui maîtrisait l'écriture obtenait une voie vers des charges dont un laboureur ne pouvait que rêver, et les instructions scolaires conseillaient clairement de tenir à la plume comme au métier le plus sûr. La maîtrise des signes du dieu ouvrait le chemin des temples, des chancelleries et de la cour même, si bien que le don de Thot était prisé comme la clé de tout l'ordonnancement du pays. Un pendentif au signe d'écriture ou à figure de scribe renvoie justement à cette idée : la parole écrite et conservée est plus forte que la parole dite et oubliée.

La magie des mots et des incantations

Au pouvoir sur l'écriture se lie étroitement le pouvoir de Thot sur la magie de la parole. Dans la vision égyptienne du monde, un nom prononcé ou écrit correctement avait de la force : nommer une chose par son nom véritable, c'était obtenir pouvoir sur elle. Thot, seigneur des mots, passait aussi pour seigneur des incantations, connaisseur des formules qui vivifient et protègent. On l'invoquait dans les textes de guérison et de protection, et les prêtres exorcistes agissaient comme en sa personne. Il s'agit d'une idée religieuse des anciens, non d'un effet vérifiable, mais c'est précisément cette idée qui donne à l'image de Thot sa profondeur : il est patron non de la force brute, mais de la force de la parole exacte, prononcée à l'heure voulue.

À ce pouvoir de la parole appartient aussi le récit du « livre de Thot ». Dans les contes égyptiens tardifs il s'agissait d'un rouleau où le dieu avait inscrit les incantations les plus puissantes du monde : qui les lisait comprenait soi-disant la langue des bêtes et des oiseaux et pouvait voir les dieux, mais toute tentative de s'approprier un tel savoir tournait au châtiment. Les gardiens de ces textes étaient en réalité des prêtres particuliers appelés héri-heb, « porteurs du rouleau ». C'étaient eux qui lisaient les formules aux offices du temple, au chevet du malade et sur le corps du défunt, agissant par la parole en la personne de Thot. Entre leurs mains l'écriture cessait d'être un simple registre et devenait un acte, et le rouleau lui-même un objet de force à manier avec précaution.

Thot consigne la pesée du cœur

L'une des scènes les plus connues de la religion égyptienne est le jugement des morts, la pesée du cœur. On menait l'âme du défunt dans la salle où, sur la balance, son cœur était équilibré par la plume de Maât, signe de la vérité. Si le cœur ne se révélait pas plus lourd que la plume, l'homme était déclaré juste. La pesée était du ressort du dieu guide Anubis, tandis que Thot se tenait à côté avec la palette et consignait le résultat dans le rouleau. Le rôle du scribe est ici essentiel : le verdict était tenu pour valide lorsqu'il était écrit de la main de Thot. Le dieu du savoir agissait en greffier impartial du tribunal suprême, et cela fixa sur lui le sens de la justice et d'une exactitude incorruptible. Porter son signe, c'était se ranger du côté de la mesure et du compte honnête.

Gardien du calendrier et du comptage du temps

En tant que divinité lunaire Thot répondait du comptage du temps. C'est par les phases de la lune que les Égyptiens tenaient les mois, et le dieu lui-même passait pour l'ordonnateur du calendrier et le gardien de son exactitude. Une légende racontait que ce fut Thot qui gagna pour l'année les jours supplémentaires, afin d'y loger le nombre dû de journées, après avoir déjoué la marche du temps à son avantage. Ce lien au calendrier renforçait son image de maître de la mesure : il balisait aussi bien les mots sur le rouleau que les jours de l'année, les nuits par la lune et les délais des règnes. L'année égyptienne se divisait en trois saisons selon la crue du Nil, et l'exactitude de ce comptage se faisait aussi remonter à Thot, car une erreur dans le calendrier déréglait les temps des semailles et de la moisson, et avec eux toute la vie du pays. En bijou le motif lunaire lié à Thot se lit doublement : comme renvoi à l'astre nocturne et à l'idée même d'un temps ordonné et compté.

Thot et l'écriture

De tous les dons que les Égyptiens faisaient remonter à Thot, l'écriture venait en premier. Il ne s'agissait pas d'une simple habileté, mais de la capacité même de fixer la pensée sur la pierre et le papyrus, d'où une attitude presque sacrée envers l'écriture. Voyons à part comment les Égyptiens comprenaient l'écriture du dieu, qui en étaient les gardiens et comment le débat sur ce don parvint à la philosophie grecque.

« Les paroles du dieu » : ce que signifie médou-netjer

Les Égyptiens appelaient les hiéroglyphes « médou-netjer », qui se traduit littéralement par « les paroles du dieu ». Dans le nom même des signes est déjà posée leur origine : l'écriture se concevait non comme une trouvaille humaine, mais comme la parole d'une divinité, couchée pour les hommes. On tenait Thot pour le donateur de ces paroles, si bien que chaque signe portait la marque de son patronage. Pour l'Égyptien un hiéroglyphe n'était pas un signe conventionnel, mais l'image d'une chose, dotée d'une part de sa force : écrire un nom, c'était en partie appeler la chose même à l'existence. C'est pourquoi l'écriture se tenait avec rigueur, et les lettres n'étaient pas confiées à n'importe qui. Le mot grec « hiéroglyphe » lui-même, que nous employons encore, parle aussi de la sainteté des signes : il signifie « gravure sacrée » et n'est qu'une traduction de l'égyptien « paroles du dieu » dans une autre langue.

Écoles de scribes et statut du lettré

On commençait à apprendre l'écriture en Égypte à l'adolescence, dans des écoles attachées aux temples et aux chancelleries. Les élèves copiaient des textes modèles sur des tessons et des tablettes de bois, mémorisaient les signes et recopiaient les enseignements des anciens. Le travail était long et pénible, mais la récompense en valait la peine : le scribe était affranchi des corvées, des impôts et du travail corporel auxquels était lié le laboureur. Un texte scolaire connu énumérait clairement les peines de tous les métiers, du forgeron au blanchisseur, pour amener l'élève à cette conclusion : nul métier n'est plus sûr que la plume. Le scribe siégeait à l'ombre, ne se salissait pas les mains et pouvait s'élever jusqu'à de hautes charges à la cour. Le patron de toute cette classe était Thot, et le jeune lettré commençait sa journée par une révérence au dieu dont dépendaient, croyait-on, la fermeté de la main et la clarté de la mémoire. Ainsi le don de l'écriture restait une idée religieuse et en même temps une voie très terrestre vers l'aisance et le respect.

Platon sur Theuth : le débat sur l'écriture

Le renom de Thot comme donateur de l'écriture survécut à l'Égypte elle-même et passa dans la philosophie grecque. Dans le dialogue « Phèdre » Platon mit dans la bouche de Socrate une légende égyptienne sur un dieu nommé Theuth, où l'on reconnaît aisément Thot. Selon ce récit le dieu apporta au roi le don de l'écriture en attendant des louanges, mais reçut une réponse inattendue. Le roi objecta que l'écriture ne renforcerait pas la mémoire mais l'affaiblirait : les gens cesseraient de garder le savoir en eux et se mettraient à se fier à des signes extérieurs, acquérant l'apparence de la sagesse au lieu de la vraie. Ainsi, à l'aube de la pensée européenne, le nom d'un dieu égyptien se trouva lié au débat éternel sur l'utilité et le tort du registre. Ce débat n'a pas vieilli : les mêmes arguments se répètent chaque fois qu'un nouveau moyen de conserver le savoir se met à remplacer la mémoire vive. Il est révélateur que le premier à qui l'on attribua le don de l'écriture soit resté précisément Thot, patron de la parole chez les Égyptiens.

Avis clients

Zevira est une vraie bijouterie. Paiements, livraisons et remerciements de clients réels.

100% achat vérifiécommandes réelles vers l'Espagne, la France et les États-Unis
Captures de paiements et de remerciements
Commande expédiée par la poste, Espagne
Notre pièce dans un casier Correos
Paiements réels des derniers jours
Un client nous remercie sur WhatsApp
Toujours joignables sur WhatsApp et TelegramPas pour vous ? Remboursement sous 14 jours, sans justification
🥰🥰🥰 gracias
Colgante Navaja Jerezana Mini
Pedro L. · Jaén, España
Achat vérifié
Ok, ¡gracias! 🙂
Pendiente Navaja
Raphaël C. · Toulouse, France
Achat vérifié

Thot dans l'art et les monuments

L'image de Thot nous est parvenue dans les mythes et dans la pierre, la peinture et le papyrus. Les maîtres anciens représentaient le dieu dans les tombes, les temples et les rouleaux funéraires, et par ces monuments on voit la place qu'il occupait dans la foi des Égyptiens. Rassemblons les principaux, de la célèbre scène du jugement aux immenses statues de babouins.

La scène de la pesée du cœur dans les tombes et sur les papyrus

Le sujet le plus fréquent avec Thot est le jugement des morts, que les artistes égyptiens répétaient sur les murs des tombes et sur les rouleaux du « Livre des morts ». Au centre de la scène, la balance : sur un plateau le cœur du défunt, sur l'autre la plume de la déesse Maât. À côté l'artiste plaçait presque toujours Thot, palette et plume en main, prêt à consigner le résultat. L'exemple le plus célèbre de cette scène s'est peut-être conservé dans le papyrus funéraire du scribe Ani, gardé dans la collection du British Museum. On y voit Thot en figure à tête d'ibis près de la balance, et à ses côtés un babouin perché qui couronne le fléau. De tels rouleaux étaient déposés dans la tombe comme guide de l'au-delà, et la présence de Thot le scribe y était obligatoire : sans son registre le verdict n'était pas tenu pour définitif. Des papyrus funéraires portant cette scène se trouvent dans bien des collections de musées, du British Museum au Metropolitan Museum de New York.

Thot avait affaire à l'art du temple au-delà du jugement des morts. Sur les murs des sanctuaires on le représentait souvent près du pharaon dans des scènes de couronnement : le dieu du savoir écrivait le nom du souverain sur les feuilles de l'arbre sacré ished, fixant le délai de son règne. Dans d'autres scènes Thot, avec le dieu Horus, accomplissait sur le roi le rite de purification, versant sur lui un jet en forme de chaîne de signes de vie. Ces reliefs montrent qu'on appelait le dieu de l'écriture aussi bien à la balance du jugement qu'aux affaires terrestres les plus solennelles : là où une décision devait être fixée pour toujours, la main de Thot était requise.

Les colosses de babouins d'Hermopolis

À Hermopolis, principale cité du culte, on vénérait aussi Thot sous la forme du babouin, et à une échelle véritablement colossale. Devant le temple se dressaient deux statues colossales de babouins assis, taillées dans le quartzite et hautes de plusieurs mètres. Elles furent érigées sous le pharaon Amenhotep III et ont subsisté jusqu'à nos jours, quoique endommagées par le temps, sur le site de l'ancienne cité que les Arabes appelèrent ensuite El-Ashmounein. La taille de ces statues dit combien on plaçait haut le dieu du savoir : d'ordinaire seuls les dieux principaux et les rois eux-mêmes étaient marqués de colosses. Un babouin assis au museau levé, saluant l'aube, n'était ici pas un ornement mais la présence visible de Thot à l'entrée de sa demeure. Non loin les archéologues trouvent aussi les traces d'immenses nécropoles d'ibis et de babouins sacrés, aménagées près du temple.

Palettes de scribes et figures de lettrés

Une catégorie de monuments à part, ce sont les outils mêmes des scribes et leurs représentations. La palette de scribe, planchette étroite à godets pour la couleur noire et rouge et à étui pour les calames, était un outil de travail et en même temps un insigne d'appartenance à la classe des lettrés sous le patronage de Thot. Beaucoup de ces palettes se conservent dans les musées, certaines avec des inscriptions dédicatoires au dieu. Une tradition à part et très parlante, c'est la statue de scribe, représentant un homme assis jambes croisées, un rouleau sur les genoux, prêt à écrire. On plaçait de telles figures dans les tombes pour souligner l'érudition et la haute position du défunt. Derrière tout cela se tenait Thot : en tenant une plume à la main, l'Égyptien devenait pour ainsi dire participant du métier du dieu lui-même. Même les tablettes scolaires des élèves, couvertes d'exercices, se rattachent indirectement au même cercle de monuments des lettres.

Ce que symbolise Thot

La signification de Thot naît directement de ses fonctions. C'est un dieu non d'un élément ni de la passion, mais de l'ordre, du savoir et de la parole exacte. De là une symbolique sereine, « intellectuelle », tournée vers ceux qui prisent la clarté de la pensée et la mesure. Ci-dessous, les sens principaux que porte son image.

Sagesse et savoir

Le premier et principal sens de Thot est la sagesse. Et une sagesse d'un genre particulier : non la ruse mondaine, mais le savoir consigné, éprouvé et conservé. Thot est patron de ceux qui apprennent, cherchent, tiennent des registres et transmettent l'expérience. En ce sens son image est proche de quiconque tient le savoir pour une valeur en soi et non pour un simple outil de travail. Le signe de Thot convient comme un rappel tranquille de l'importance de l'étude et d'une attitude attentive envers la parole. Il ne crie pas la force ni la chance, mais parle d'un esprit clair, et là est son charme retenu.

Précisons de quelle sagesse il s'agit. Les Égyptiens prisaient non la spéculation abstraite, mais le savoir appliqué et éprouvé : savoir compter la récolte et les crues, tenir des comptes, guérir, tracer champs et bâtiments, nommer les choses justement. La sagesse de Thot est l'habileté du connaisseur de son métier, jointe au respect du registre qui conserve l'expérience pour ceux qui suivent. De là son image est aujourd'hui plus proche non du rêveur, mais de l'homme d'action qui tient le savoir en ordre et sait s'en servir. En ce sens le signe du dieu scribe n'est pas l'érudition d'apparat, mais la clarté pratique d'une tête que l'on prise dans tout métier où la précision compte.

Équilibre et justice

À travers le lien avec Maât et le jugement des morts, Thot porte le sens de l'équilibre et de la justice. Il est celui qui garde la mesure et consigne dans le rouleau le résultat honnête, sans céder ni à la peur ni à la flatterie. Symboliquement c'est une image d'impartialité : la balance, la plume de la vérité et la main qui consigne le verdict sans le fausser. Pour beaucoup ce sens est proche comme signe d'honnêteté intérieure, de l'habitude de juger selon le vrai et de tenir la parole donnée. À la différence des symboles guerriers du pouvoir, Thot parle d'un pouvoir d'un autre ordre, le pouvoir de la règle sur l'arbitraire.

Il importe que la justice chez les Égyptiens n'ait pas été un idéal abstrait : ils l'appelaient Maât et la concevaient comme le soutien même du monde, l'ordre sur lequel reposent le ciel, l'État et la conscience de l'homme. Thot était celui qui connaît cette mesure et en consigne les décisions par écrit, si bien que son image unissait la justice à la précision du registre. Le verdict devenait valide quand il était écrit, non quand il était simplement prononcé, et l'on y sent l'antique respect de la parole fixée. Comme symbole ce sens est proche de ceux qui croient que l'honnêteté exige non un élan mais la constance : tenir la mesure jour après jour, non par occasion.

Magie et parole secrète

Thot est patron de la magie au sens égyptien, c'est-à-dire de la force de la parole exacte, dite correctement. Ce sens rend son image attirante pour ceux à qui est proche le thème du savoir caché, des formules et du mystère. Une réserve honnête s'impose ici : il s'agit d'une antique idée religieuse, non de forces vérifiables. Mais comme symbole du respect de la parole, de son poids et de ses conséquences, cette facette de Thot résonne encore aujourd'hui. Le signe du dieu enchanteur, le portent ceux qui sentent que le dit et l'écrit ne sont pas une bagatelle, mais un acte.

Il convient de rappeler aussi que pour les Égyptiens la magie et la médecine allaient de pair. Le guérisseur lisait sur le malade des textes protecteurs et les signait des noms des dieux, et Thot, seigneur des formules curatives, se tenait derrière ces paroles. Relevaient de lui non les sortilèges nuisibles, mais les discours qui rétablissent l'ordre dans le corps et dans le monde. C'est pourquoi l'image de Thot est dénuée de teinte sinistre : ce n'est pas un sorcier qui jette un sort, mais un gardien des paroles qui rendent l'équilibre. Ce sens est proche de ceux qui voient dans le savoir et la parole exacte une force pour aider, non pour effrayer.

Médiateur et guérisseur de la discorde

Un rôle à part et magnifique de Thot est celui de conciliateur. Dans les mythes il intervint plus d'une fois en intermédiaire dans les querelles des dieux, éteignait l'inimitié d'une parole raisonnable et rétablissait l'ordre rompu. Selon une légende ce fut précisément Thot qui guérit l'œil d'Horus endommagé, le fameux œil oudjat, lui rendant son intégrité, et c'est pourquoi cet œil devint signe de protection et de restauration. Un tel rôle fait de Thot un symbole du règlement raisonné du conflit, de la guérison de la discorde non par la force, mais par la mesure et la parole. En cela il est plus proche du diplomate et du juge que du guerrier, et son signe convient à ceux qui prisent l'art de s'entendre et de réparer ce qui est brisé.

Amulette égyptienne en forme de babouin, une forme du dieu Thot
Le babouin était la seconde forme de Thot : on liait le singe à la lune et au salut matinal du soleil.Thoth (Cynocephalus baboon) amulet, ca. 1295-1070 B.C. The Metropolitan Museum of Art, Open Access (CC0 1.0)

Thot en bijoux

En bijou Thot vient rarement en figure entière et bien plus souvent par ses signes reconnaissables : l'ibis, le croissant lunaire, la palette de scribe, la figurine du babouin. Ces motifs se lisent comme un renvoi à la sagesse, à l'écriture et à la mesure, aussi les choisissent des personnes proches du thème du savoir et d'une symbolique sereine, « intellectuelle ». Voyons sous quelles formes vit dans le métal l'image du dieu.

Le pendentif à l'ibis

Le signe le plus direct de Thot est l'ibis, l'oiseau au long bec en eau peu profonde. Un pendentif à l'ibis, en silhouette ou travaillé, se lit comme symbole d'érudition, d'attention et de patronage du savoir. Un tel motif s'inscrit bien dans le minimalisme graphique, où l'oiseau est donné d'une seule ligne nette, comme dans un travail de joaillerie plus détaillé au plumage et au bec recourbé élaborés. L'ibis est universel dans son image : il n'est lié à aucun genre et ne crie pas le statut, mais parle d'un tour d'esprit. De là le pendentif-ibis se choisit souvent comme signe personnel et tranquille, non évident pour chaque passant mais plein de sens pour son propriétaire.

Le motif lunaire et le croissant

Par la nature lunaire de Thot on lui associe le motif du croissant, surtout en paire avec le disque dans la coupe de la lune, comme sur la coiffe classique du dieu. Un pendentif lunaire ou un pendentif à croissant se lit doublement : comme renvoi à l'astre nocturne en général et comme signe de Thot, maître du comptage du temps. L'éclat argenté et froid du métal travaille ici en faveur de l'image, soulignant le lien à la lune et non au soleil. Un tel motif se marie bien à d'autres signes célestes et entre aisément dans des compositions superposées, où plusieurs pendentifs fins pendent à des chaînes de longueurs différentes.

Amulette en forme de babouin avec un œil oudjat
Un babouin à l'œil oudjat unissait la sagesse de Thot et la force protectrice de l'œil entier, restauré.Baboon with a wedjat eye, 664-525 B.C. The Metropolitan Museum of Art, Open Access (CC0 1.0)

Le babouin et la figure du scribe

Des motifs plus rares mais expressifs sont le babouin assis et la figure du scribe à la palette. Le babouin renvoie à la seconde forme du dieu et à l'image d'une sagesse vigilante, au regard aigu, qui salue l'aube. La figure du scribe, ou la palette même avec la plume, parle directement du don de l'écriture et du métier de la parole. Ces motifs, les choisissent ceux qui sont proches du thème de l'érudition au sens littéral : gens qui travaillent avec les textes, le savoir, les archives, et tous ceux qui prisent l'idée de l'expérience conservée et consignée. Dans le métal de tels sujets se résolvent plus souvent de façon graphique, pour que la figure se lise clairement et ne devienne pas une miniature surchargée.

L'argent comme métal lunaire

Pour la symbolique de Thot l'argent est particulièrement organique. Son éclat froid se lie traditionnellement à la lune, et donc à la nature lunaire du dieu du comptage du temps. Un ibis, un croissant ou un signe de scribe en argent sonnent d'un seul tenant : le métal et le sujet parlent d'une même chose. L'or et la dorure conviennent aussi, surtout si l'on cherche un contraste chaud, « solaire », ou un aspect plus paré, mais c'est l'argent qui est le plus proche de l'idée lunaire de l'image. L'argent oxydé aux creux noircis rehausse bien le fin dessin d'une plume ou du plumage de l'ibis, donnant au signe un caractère graphique, presque de dessin technique.

Matériaux et entretien

Le choix du matériau pour une pièce à motif de Thot est une affaire non de seul goût, mais aussi un moyen de soutenir le sens du symbole. Ci-dessous, de quoi l'on fait le plus souvent ces pièces et comment en prendre soin, pour que le fin dessin de l'ibis ou du croissant garde longtemps sa netteté.

Argent 925

L'argent est le matériau principal pour la symbolique de Thot, et non pour le seul lien lunaire. Le métal tient bien les lignes fines du bec et du plumage, reflète joliment la lumière et reste accessible. L'argent 925 est l'alliage joaillier standard, solide et agréable à porter. Sa seule particularité est une tendance à noircir avec le temps, surtout en milieu humide, mais le léger voile s'ôte aisément avec un chiffon à argent. Pour les signes graphiques on choisit souvent l'argent oxydé, où les creux noircis sont laissés exprès sombres pour contraster avec les reliefs polis.

Or et dorure

L'or donne à l'image chaleur et éclat. L'or de 14 à 18 carats est la version durable et premium pour qui porte le symbole en permanence et ne veut pas songer à l'entretien, car l'or ne se ternit pratiquement pas. Une voie plus accessible, c'est l'argent doré, qui donne un ton doré à un coût raisonnable. Il faut se rappeler que la dorure s'use avec le temps sur les parties saillantes, aussi pour le port quotidien de fins signes en relief cela mérite d'être pris en compte. Le ton doré chaud va bien aux peaux au sous-ton chaud et donne un contraste « solaire » au thème lunaire de Thot, si ce contraste est voulu à dessein.

Entretien du dessin fin

Les signes de Thot portent souvent un dessin menu : les plumes de l'ibis, les entailles de la palette, la fine faucille de la lune. Dans ces creux s'accumulent avec le temps la poussière et les restes de cosmétiques. Une brosse à dents souple avec une goutte d'eau savonneuse nettoie délicatement le relief, après quoi la pièce se rince et s'essuie à sec. Pour les pièces oxydées mieux vaut ne pas recourir au nettoyage par ultrasons : il chasse la patine sombre des creux et tue le contraste voulu. En ce cas il convient de ne polir que les parties saillantes, en laissant les creux sombres. L'argent se rafraîchit de temps à autre avec un chiffon spécial, et l'or, il suffit de l'essuyer d'un tissu doux.

10% sur votre première commande

Laissez votre email, nous vous envoyons le code de réduction. Sans spam, désinscription en un clic.

Le code arrive par email, valable sur votre première commande.

À qui convient Thot et à qui l'offrir

La symbolique de Thot est ciblée : elle est la plus proche de ceux pour qui le savoir, la parole et la mesure ne sont pas des mots creux. Ci-dessous, à qui l'image du dieu de la sagesse va particulièrement et comment le choisir en cadeau pour que le geste soit juste.

À qui le symbole est proche

Le signe de Thot convient bien aux gens de travail intellectuel et à tous ceux qui vivent de la parole et du savoir : ceux qui écrivent, enseignent, traduisent, tiennent des registres, cherchent, guérissent, jugent selon le vrai. Il est proche des étudiants et des savants, des éditeurs et des juristes, des médecins et de tous ceux qui prisent la clarté de la pensée et le compte honnête. Il convient aussi à ceux qui s'intéressent aux cultures anciennes et à la symbolique égyptienne sans lien avec un métier. Enfin, l'image de Thot est appropriée pour des personnes à qui importe l'idée d'équilibre et de justice, car le dieu greffier du tribunal suprême est symbole de la mesure incorruptible. Il va bien aussi à ceux qui prisent les choses sereines et discrètes au sens caché : un ibis ou un croissant n'attire pas l'œil d'un passant quelconque, mais dit beaucoup à l'initié. C'est un signe non pour qui veut proclamer sa force, mais pour qui prise la raison, l'esprit clair et l'habitude de mener ce qui est commencé jusqu'à un résultat écrit.

Thot en cadeau

En cadeau le symbole de Thot agit comme un geste chargé de sens, surtout si le destinataire est lié à la parole, au savoir ou à la science. Un pendentif à l'ibis convient à la fin des études, à la soutenance d'un travail, au début d'un enseignement ou à une nouvelle charge où comptent la précision et la responsabilité. Le motif lunaire lié à Thot conviendra à ceux qui sont proches de la symbolique céleste et du thème du temps. Une bonne idée, c'est d'accompagner le cadeau d'un court mot expliquant qui est Thot et ce que signifie son signe : la double histoire du dieu, du scribe égyptien à Hermès Trismégiste, donne une occasion vivante de mots chaleureux. Un choix sûr, c'est un pendentif en argent à l'ibis ou au croissant de taille moyenne sur une chaîne, neutre de genre et de style.

Thot et les signes égyptiens voisins : aspect, rôle, sens
SigneAspectRôleSens en bijou
ThotHomme à tête d'ibis ou babouin, disque lunaireScribe des dieux, inventeur de l'écriture, comptage lunaire du tempsSagesse, savoir, équilibre, magie de la parole exacte
AnubisHomme à tête de chacal noirGuide des morts, embaumement, balance du jugementPassage, protection en chemin, soin du défunt
ÂnkhCroix avec une boucle en hautSigne de vie que les dieux tendent à l'hommeVie, souffle de l'être, continuation éternelle
Œil d'Horus (oudjat)Œil stylisé avec sourcil et voluteŒil guéri, restauré par ThotProtection, santé, restauration et intégrité
MaâtDéesse avec une plume d'autruche sur la têteVérité et ordre, la plume sur la balance du jugementVérité, justice, la mesure du monde
Hermès TrismégisteL'aspect gréco-égyptien de Thot, un sage au bâtonL'identification de Thot à Hermès dans l'hellénismeSavoir secret, hermétisme, superstructure tardive sur l'image

Pourquoi on choisit l'image de Thot

Derrière le choix de tout symbole se tiennent et le goût et le tempérament. Thot attire un type particulier de personnes, et il vaut la peine d'analyser pourquoi son image résonne chez les uns plus fort que chez les autres. Il ne s'agit pas de mystique, mais d'une simple correspondance du signe avec les valeurs intérieures de celui qui le porte.

L'attrait pour le savoir, l'écriture et l'ordre

Thot est avant tout un dieu du savoir, et le choisissent ceux pour qui apprendre, comprendre et consigner importe plus qu'impressionner. À la personne qui prise la clarté de la pensée, se sent attirée par les livres, prend des notes et ne souffre pas le désordre dans ses affaires, l'image du dieu scribe se révèle proche presque sans explication. Il n'y a en elle ni agressivité ni force d'apparat, mais bien l'assurance sereine de celui qui sait. Psychologiquement un tel symbole agit comme un appui tranquille : il confirme ce que la personne prise déjà en elle-même et sert de rappel doux à garder la mesure, à mener ce qui est commencé jusqu'à un résultat écrit et à juger selon le vrai. Beaucoup remarquent que porter un signe discret est plus agréable justement parce qu'il parle de son propriétaire sans mots et n'exige pas d'explication à un passant fortuit.

À qui l'image est proche par tempérament

Le plus proche, Thot l'est de ceux qui vivent de la parole et de la pensée : étudiants, écrivains, enseignants, tous pour qui le travail avec le texte et le savoir est quotidien. Un étudiant avant un examen, un auteur sur un manuscrit, un éditeur, un juriste, un médecin trouvent dans l'image du dieu du savoir un appui qu'ils comprennent. Il est proche aussi des personnes qui prisent l'équilibre et la justice : le greffier impartial du tribunal suprême résonne chez ceux qui ont l'habitude de tenir la parole donnée et de ne céder ni à la peur ni à la flatterie. Enfin, vers Thot se portent les amateurs d'une symbolique tranquille, « intellectuelle », qui n'ont pas besoin d'un signe bruyant de statut, mais prisent un sens clair avant tout pour eux-mêmes. Dans tous ces cas le choix de l'image n'est pas superstition, mais un moyen de porter sur soi ce en quoi la personne croit déjà : la valeur du savoir, de l'ordre et de la parole exacte.

Thot et les symboles voisins

Le panthéon égyptien est plein de signes faciles à confondre ou à réunir en un seul, quoique chacun ait son rôle. Thot se tient dans cette rangée à part, comme dieu de la parole et de la mesure, mais il a des voisins constants au jugement des morts et en bijou. Comparons-le aux plus proches, pour que la différence se lise clairement.

Thot et Anubis

Anubis et Thot agissent ensemble dans la scène de la pesée du cœur, mais leurs rôles diffèrent. Anubis, le dieu à tête de chacal, conduit le défunt à la balance, veille à la pesée même et conserve le corps par l'embaumement. Thot se tient à côté avec la palette et consigne le résultat du jugement. Anubis est le guide et le gardien du seuil de la mort, Thot le greffier et le gardien du verdict. Dans la symbolique Anubis est plus proche du thème du passage, de la protection en chemin et du soin du défunt, et Thot du thème du résultat juste, écrit et fixé. Les deux signes vont souvent de pair, mais parlent de choses différentes : l'un du chemin, l'autre du registre honnête à son terme.

Thot et l'ânkh

L'ânkh, la croix de vie égyptienne, est le signe de la vie même et de sa continuation éternelle, une boucle au-dessus d'une traverse que les dieux tendent vers le visage de l'homme comme le souffle de l'être. Thot, dans ce couple, répond non de la vie comme telle, mais du savoir et de la mesure par lesquels la vie est ordonnée. Si l'ânkh est du côté de l'être et de son don, Thot est du côté de la parole, du calcul et du registre par lesquels cet être prend sens. Les signes cohabitent très bien parce qu'ils se complètent : l'ânkh donne la vie, Thot lui donne clarté et ordre. En bijou on les réunit parfois justement pour cette plénitude de sens.

Thot et l'œil d'Horus

L'œil d'Horus, l'oudjat, se lie à Thot directement à travers le mythe : selon la légende ce fut précisément Thot qui guérit l'œil endommagé, lui rendant son intégrité, et c'est pourquoi l'œil devint signe de protection, de santé et de restauration. Dans la symbolique l'oudjat parle de protection et d'intégrité, et Thot de la raison qui rétablit cette intégrité. On pourrait dire que l'œil d'Horus est le résultat, et Thot celui qui l'a rendu. Les deux images sont étroitement entrelacées, et en paire elles se lisent comme protection soutenue par le savoir et la mesure. Sur l'œil même il vaut de lire à part, et à ses côtés la figure de Thot prend son rôle logique de guérisseur de la discorde.

Vérités et mythes sur Thot
Thot et Hermès Trismégiste sont deux dieux différents
Tap to reveal
Thot lui-même pesait le cœur du défunt au jugement
Tap to reveal
Thot n'avait qu'un seul aspect, à tête d'ibis
Tap to reveal
La Table d'émeraude est un registre authentique de l'Égypte pharaonique
Tap to reveal
Seul celui qui croit aux dieux égyptiens peut porter un symbole de Thot
Tap to reveal
Thot ne répondait que de l'écriture et n'avait rien à voir avec la lune
Tap to reveal

Comment ne pas confondre les signes égyptiens

La symbolique égyptienne attire justement par sa densité : dieux, animaux, amulettes et signes s'articulent en un système cohérent où chaque élément renvoie aux voisins. De ce fait il est facile de les mêler en une seule « esthétique égyptienne », en perdant les différences. Or les différences importent, car d'elles dépend le sens du bijou choisi. Thot répond de la parole, du savoir et de la mesure, Anubis du passage et de la protection du défunt, l'ânkh de la vie même, l'œil d'Horus de la protection et de la restauration. La déesse mère et patronne de la magie est un grand thème à part : il est raconté en détail dans le matériel sur la déesse Isis et le panthéon égyptien, où l'on montre comment se relient entre elles les figures principales. En comprenant qui répond de quoi, il est facile de composer un ensemble de signes chargé de sens au lieu d'une dispersion fortuite de motifs, et de porter exactement ce que l'on veut dire.

Des faits qui surprennent

Autour de Thot s'est rassemblé bien de l'inattendu, et beaucoup change le regard sur le dieu du savoir. Voici quelques faits qu'il vaut de connaître.

Premièrement. Les ibis, oiseaux sacrés de Thot, les Égyptiens les embaumaient en quantités incroyables. Dans les nécropoles souterraines près des temples les archéologues trouvent des millions de momies d'ibis, déposées dans des vases d'argile. C'était toute une industrie de piété templière : l'oiseau était apporté au dieu en intermédiaire entre l'homme et Thot.

Deuxièmement. Le nom de Thot nous est parvenu dans une déformation grecque. Les Égyptiens eux-mêmes l'appelaient Djéhouty, et ce nom d'origine se lie, selon une version, précisément au nom de l'ibis. Le « Thot » habituel est déjà une transmission hellénistique, passée par la langue grecque.

Troisièmement. Le philosophe Platon a rapporté la légende égyptienne sur l'invention de l'écriture précisément à propos de Thot, qu'il nomma Theuth. Dans ce récit le dieu apporte au roi le don de l'écriture, et celui-ci répond que l'écriture affaiblira la mémoire humaine. Ainsi l'antique débat sur l'utilité et le tort du registre se trouva lié au nom de Thot dès la philosophie antique.

Quatrièmement. Thot passait pour celui qui gagna pour le calendrier les jours supplémentaires. Selon la légende il les gagna à un jeu, pour que la déesse du ciel puisse enfanter malgré une interdiction, et du même coup logea l'année dans le nombre correct de journées. Le dieu de la mesure déjoua littéralement le temps lui-même.

Cinquièmement. De l'identification de Thot à Hermès naquit un mot qui vit encore aujourd'hui. « Hermétique », c'est-à-dire clos hermétiquement, remonte au nom d'Hermès Trismégiste et aux récipients alchimiques scellés selon sa science. Ainsi le dieu égyptien de la sagesse est présent, invisible, dans le plus ordinaire des mots.

Sixièmement. Thot était vénéré comme patron de l'écriture comme du calcul, des mesures et même des jeux de plateau. Les Égyptiens voyaient dans un jeu de coups et de règles un reflet de l'ordre du monde, et l'ordre est le domaine de Thot, aussi liait-on le dieu au calcul des coups aussi.

Septièmement. À Thot on attribuait aussi des livres secrets entiers de savoir. La légende du « livre de Thot » parlait d'un rouleau aux incantations puissantes, caché au fond d'un fleuve dans une série de coffrets emboîtés sous la garde de serpents. Qui le lirait comprendrait soi-disant la langue des oiseaux et des bêtes et verrait les dieux mêmes, mais le châtiment du savoir dérobé, dans ces histoires, est toujours lourd.

Huitièmement. Dans la scène du jugement des morts le verdict n'était tenu pour valide qu'après que Thot l'avait écrit. Une décision orale ne suffisait pas : la force de la parole chez les Égyptiens reposait sur le registre, et le dieu scribe était un maillon nécessaire du plus juste des tribunaux.

Neuvièmement. Du nom de Thot on appelait aussi le premier mois de l'année égyptienne. La saison de la crue du Nil ouvrait le mois que les Grecs rendaient par « Thot », et par lui commençait le compte de la nouvelle année. La mémoire en a subsisté jusqu'à nos jours : dans le calendrier copte, descendant direct de l'ancien égyptien, le premier mois porte encore le nom de « Thout ».

Offrez 10% à un ami

Envoyez un code de réduction à un ami, il économise sur sa première commande.

WELCOME10
💬✈️

Questions fréquentes

Qui est Thot en quelques mots ?

Thot est l'ancien dieu égyptien de la sagesse, de l'écriture, du calcul et de la lune. On le représentait en homme à tête d'ibis ou sous la forme d'un babouin, et sur la tête on lui plaçait souvent un disque lunaire. On le tenait pour scribe des dieux, inventeur de l'écriture, gardien de la mesure et du temps, et au jugement des morts il consignait le résultat de la pesée du cœur.

Pourquoi Thot a-t-il une tête d'ibis ?

L'ibis est un oiseau de marais au long bec recourbé, que les Égyptiens vénéraient comme signe d'attention et de patience. La courbe du bec leur rappelait la plume du scribe et la faucille de la lune, et son alimentation lente en eau peu profonde se liait à l'application du lettré. Ainsi l'ibis devint l'image visible du dieu de l'écriture et du comptage lunaire du temps.

En quoi Thot diffère-t-il d'Anubis ?

Tous deux agissent dans la scène du jugement des morts, mais leurs rôles diffèrent. Anubis, le dieu à tête de chacal, conduit le défunt à la balance et répond de l'embaumement et du passage dans le monde des morts. Thot se tient à côté avec la palette et consigne le résultat de la pesée du cœur. Anubis est le guide et le gardien, Thot le greffier et le gardien du verdict juste.

Thot et Hermès Trismégiste sont-ils une même chose ?

Au fond oui, c'est une même image dans des cultures différentes. Quand les Grecs vinrent en Égypte, ils identifièrent Thot à leur propre Hermès, et de cette fusion surgit la figure d'Hermès Trismégiste, le « Trois fois très grand ». Sous ce nom, à l'époque gréco-romaine, se forma un corpus de textes mystiques, mais à la base se tient précisément le dieu égyptien de la sagesse.

Que signifie un bijou au symbole de Thot ?

Le signe de Thot, que ce soit un ibis, un croissant ou une figure de scribe, se lit comme symbole de sagesse, de savoir, d'écriture et de mesure. C'est un symbole serein, « intellectuel », qui parle d'un esprit clair, d'honnêteté et de respect de la parole, non de force ou de richesse. Le choisissent des personnes pour qui comptent le savoir, l'étude et le compte juste.

De quel métal vaut-il mieux un bijou à Thot ?

L'argent est particulièrement organique, car son éclat froid se lie à la lune, et Thot est une divinité lunaire. L'argent tient bien le fin dessin du bec et de la plume. L'or et la dorure conviennent aussi, si l'on veut chaleur et éclat ou un contraste « solaire » assumé. L'argent oxydé rehausse le petit relief d'un contraste graphique.

Une personne de toute foi peut-elle porter le symbole de Thot ?

L'image de Thot fait partie de l'ancienne religion égyptienne, qu'il convient de traiter avec respect. Aujourd'hui son signe se porte avant tout comme un symbole culturel et de sens de la sagesse et du savoir, non comme objet d'un culte en vigueur. Peut le porter une personne de toute conviction, si elle comprend avec respect d'où vient le symbole et ce qu'il signifiait pour les anciens.

À qui convient un bijou à Thot en cadeau ?

Le symbole de Thot convient bien aux gens de travail intellectuel et à tous ceux liés à la parole et au savoir : étudiants, enseignants, savants, éditeurs, juristes, médecins. Il convient à la fin des études, à la soutenance d'un travail ou à une nouvelle charge de responsabilité. Il conviendra aussi à ceux que passionnent les cultures anciennes et la symbolique égyptienne.

À offrir

C'est pour offrir ? Chaque pièce arrive prête à être offerte.

ZeviraUn écrin Zevira et une petite carte dans chaque commande.
Écrin cadeau inclusCertificat d'authenticitéRetour sous 14 jours sans justification
Vous hésitez ? Trouvez le bon cadeau →

Conclusion

Thot est un dieu rare, dont la force se mesure non au tonnerre ni à l'épée, mais à la précision de la parole et de la mesure. Les Égyptiens lui confièrent tout ce qui ne souffre pas l'arbitraire : l'écriture, le calcul, le calendrier, le registre du verdict juste. Il se tenait derrière chaque scribe, tenait la chancellerie céleste, réconciliait les dieux en querelle et consignait dans le rouleau le résultat du jugement des morts. Son oiseau, l'ibis au long bec, parcourait les marais du Nil sous la lumière de la lune et devint le signe visible d'une sagesse patiente et attentive.

Le destin de l'image se révéla à la hauteur du dieu du savoir lui-même. De l'égyptien Djéhouty il se mua en le grec Hermès Trismégiste, donna son nom à tout un courant de pensée et vécut, invisible, jusqu'à nos jours même dans le mot ordinaire « hermétique ». Dans le même temps il convient de garder un cadre honnête : le vrai Thot est le dieu de l'Égypte prédynastique et pharaonique, tandis que les doctrines hermétiques tardives sont déjà une superstructure gréco-romaine et médiévale sur son nom.

En bijou Thot agit comme un symbole tranquille, « intellectuel ». L'ibis, le croissant, la palette du scribe se lisent comme signe de sagesse, d'écriture, d'équilibre et de mesure, tourné vers ceux qui prisent un esprit clair et le compte honnête. Ce n'est pas un signe bruyant de pouvoir, mais un serein signe de raison. Ce qu'il faut verser exactement dans l'image du dieu à tête d'ibis, chacun le décide, mais à la base il y aura toujours un respect de la parole, du savoir et de l'ordre qu'il garda des millénaires durant.

Il est bon aussi que ce symbole n'exige pas de déclarations bruyantes et n'impose pas au destinataire une lecture unique. L'un y verra un renvoi à une foi ancienne, l'autre un signe d'érudition, un autre simplement un oiseau élégant au bord de l'eau sous la lune. Thot, qui des millénaires durant tint le registre derrière le scribe, accueille avec calme n'importe laquelle de ces lectures et reste lui-même, le patron tranquille de tous ceux qui prisent la pensée claire et la parole exacte.

Catalogue Zevira

Argent, or, symbolique égyptienne et mystique, motifs lunaires, pièces en paire et coffrets cadeaux.

Voir COLGANTE LUZ DE ISIS →

À propos de Zevira

Zevira travaille à Albacete, en Espagne, où le métier de la bijouterie plonge ses racines dans une tradition locale séculaire. Thot et les signes égyptiens font partie de notre collection de symboles, où ils voisinent avec des motifs mystiques et célestes dans lesquels la forme et le sens tiennent ensemble.

Ce que l'on peut trouver chez nous sur ce thème :

La gravure personnalisée est possible. Nous travaillons l'argent 925 et l'or de 14 à 18 carats.

Ouvrir le catalogue

Accueil

Cet article vous a-t-il été utile ?
Suivez-nousDemander sur WhatsApp